L’heure est aux questions existencielles aujourd’hui. J’ai 22 ans, la vie devant moi, mais… qu’est ce que je vais bien en faire, de tout ça ? Je suis en train de finir une formation qui me plaît, mais qui ne me ferme aucune porte, ou presque. Puis on n’en est plus à un âge où un diplôme décide de notre avenir.

J’ai beaucoup de chance
J’ai déjà une chance énorme, qui est que je peux faire n’importe quoi avec ce (ces) diplôme(s). Et même si je décide de faire quelque chose qui a priori n’y correspond pas trop, personne ne m’en voudra. Je vais pas faire médecine non plus, je n’ai pas l’intention de continuer mes études mais, a priori, rien ne m’en empêcherait. Je peux faire ce que je veux. Tant que c’est légal. Et, surtout: tant que ça me plaît.
Je peux aussi le faire où je veux. Personne ne me retient ici, ou en France, ni ne me demande d’aller quelque part. 150 millions de km² de terres émergées. Sans compter qu’il est aussi possible de vivre sur un bateau. Ca en fait, des possibilités. Même si je raye de la carte les endroits où je n’ai pas tellement envie d’aller vivre, le choix reste considérable.
Le paradoxe du choix
Et c’est bien là le souci. Enfin, pas le souci, c’est pas comme si ça m’empêchait de dormir non plus. Mais il y a des gens que ça bloque, d’avoir autant le choix. En général, l’être humain n’est pas très à l’aise quand on lui donne un choix à faire. Plus l’éventail de possibilités est large, plus c’est difficile. Alors qu’il suffirait de se laisser aller à écouter ce qu’on veut. Le problème est le suivant : on arrive à comparer des options, mais pour ce qui est d’élaborer la meilleure option, c’est la catastrophe.
Alors moi, ma meilleure option ? Ben je sais pas. Qu’est-ce que je POURRAIS faire ? Tout, ou presque. Qu’est-ce que je DEVRAIS faire ? Je me moque de la pression sociale, et je sais que mes proches me soutiendront quoi qu’il advienne. Qu’est-ce que je VOUDRAIS faire, alors ? C’est flou.
Pour l’instant, je me contente de me dire que la vie se chargera de me répondre, au gré des opportunités. C’est sans doute lâche, et stupide, mais j’espère ne pas avoir à formuler une réponse. Ce n’est pas que j’ai peur de me tromper, parce qu’en somme ça ne serait jamais bien grave, mais j’ai dans l’idée que c’est à chaque pas que mon chemin se tracera. En d’autres termes, c’est à chaque décision, même infime, même contraire à une précédente, que tout ça se concrétisera.
Il faut imaginer ma vie comme ces livres “dont vous êtes le héros”. A la fin de chaque petit chapitre, de chaque bout d’histoire, j’ai un choix à faire, entre 2 ou 200 possibilités, et chacune de ces possibilités m’amène à un bout d’histoire différent, et à un nouvelle décision à prendre. En chemin, je voudrais garder à l’esprit mes rêves, mes envies, puisque ce sont eux qui, je le crois, me créeront de nouveaux choix. Au moins, avec cette méthode, le risque de se faire surprendre par la vie et de voir son monde bouleversé du jour au lendemain n’est pas si grand.
Ou, en fait, voyez-le comme un réseau de transports. Vous êtes à la gare, vous avez le choix entre plusieurs trains. Vous pouvez descendre à n’importe quel arrêt. Prendre un métro, un bus, un vélo, un avion. Parfois c’est juste choisir de rester ou de descendre. Parfois vous êtes dans un immense aéroport, avec un billet ouvert pour aller n’importe où. Ma technique, c’est de choisir une (voire 2) correspondance(s) à la fois. Je ne connais pas la destination finale, mais je sais qu’au moins j’aurai apprécié le trajet.
Enfin, ça, c’est ce que j’espère.
La bonne nouvelle c’est que, pour le moment, j’ai l’impression d’avoir pris les bonnes décisions, d’avoir choisi les bonnes options. Les options que je vois se profiler à court terme (un an), elles me plaisent toutes, j’ai plus qu’ à choisir. Mais c’est un peu comme aux échecs : à long terme, lesquelles m’amèneront sur la meilleure voie ? Si, à chaque pas, une route se ferme, comme être sûre de garder les bonnes routes ouvertes, quand je ne sais même pas encore lesquelles ce sont ?
Je continue peut-être sur ce sujet demain. Ou peut-être pas. Mais vous, vos choix, vos routes, ça vous plaît ? Vos priorités, votre vie, votre équilibre, job, famille, amis, amours, loisirs, rêves d’hier et d’aujourd’hui, tout ça, c’est bon ?
avril 29, 2009 at 16:32
Toute la vie c’est comme ça… par étape!!!
juillet 9, 2009 at 07:01
Des choix?… chaque jour et souvent sans s’en apercevoir, on ne fait que cela.
octobre 1, 2009 at 00:53
tu a trés bien résumé la situation dans laquelle je me trouve actuellement. J’ai 22ans et je suis qu’au point de départ du reste de ma vie. Fini la vie tranquille des études, dur confrontation avec le monde du travail, il devient urgent de trouver des solutions. Une chose apparée comme une évidence “PARTIR”, mais ou et pour quoi faire? La question reste entiere. on ne sais pas quel choix sera le bon, alors comment choisir? Plus les possibilités sont nombreuse plus il difficile de prendre une décision.
5 mois se sont écoulés depuis que tu as écrit ses quelques lignes, alors as tu fait ton choix ?
octobre 6, 2009 at 01:33
Recherche par google: “que faire dans la Vie” à 2h du mat’, arrivé sur cette page, et quelque chose qui se rappelle en moi, un rêve, ou pour etre honnete une expérience shamanique, la vision de la gare, d’un train et de différents wagons de différentes couleurs. Malheureusement je n’ai toujours pas trouvé le train, mais peut etre ne suis je pas dans la bonne gare…
Excuse moi Julie je n’ai pas de réponse, personne en auras je crois, ou peut etre certains pourront te rassurer, mais le Temps suivra son cours. Certains disent que le temps efface les maux. J’ai aucunes certitudes.
Que fais tu maintenant?
Matthieu
octobre 6, 2009 at 16:00
Hier soir, j’ai fais une recherche sur google: “Que faire de la Vie?”, je tombe sur cette page, y laisse un message, mais malheureusement n’est pas pris en compte, car pas inscrit! Heureusement me revoilà! Je n’ai pas de réponse à cette question, personne en aura je crois.
J’ai un peu survolé tes articles, j’y reviendrai, mais qui es tu Julie?