Je me suis rarement fait contrôler en train, malgré le nombre de fois que j’ai passé des frontières en Europe. Une fois, on m’a posé une question toute bête (est-ce que vous avez quelque chose à déclarer ?). Une autre fois, on m’a demandé ma carte d’identité. Et là, tout nouveau : un chien est passé dans le wagon, avec un petit gilet orange marqué “Douane” sur le dos. La classe.

Les dernières frontières
Les choses à déclarer, on s’en serait douter, c’était en rentrant de Suisse. J’avais bien 200g de gruyère dans la valise, et j’ai offert de partager ma tablette de chocolat, mais ce n’était pas bien grave. Ça n’est quand même arrivé qu’une fois. En général, la frontière vers la Suisse, en train, ça se passe plutôt… sans rien remarquer.
Pour le chien, c’était des Pays-Bas vers la France. Il reste une frontière, quand on sort des Pays-Bas, puisque certaines drogues y sont légales. Certains ne se gênent donc pas pour en faire sortir du pays, alors que c’est interdit. D’où le chien qui renifle dans l’allée. Avec son maître, et au moins 4 contrôleurs de douanes qui vérifient l’identité de certains voyageurs. Rien de bien méchant.
Ce qu’on ressent
Déjà, on sent le parfum de la contrôleuse. Je me demande comment fait le chien pour encore détecter quoi que ce soit. Pardon. Ensuite,… ça fait bizarre de voir que certains ont plus de chances de se faire contrôler que d’autres. Typiquement, les jeunes. Français. Réputés pour leurs voyages “touristiques” à Amsterdam. Forcément. Les deux derrière moi, par exemple. Mais ils n’ont rien à se reprocher, simple contrôle de routine.
Les contrôles d’identité et de choses à déclarer, routine là encore, mais on se demande toujours, dans le fond, si tout va bien. On vérifie. J’ai bien une pièce d’identité, le chocolat 4kg, ça reste légal, j’ai de l’alcool, mais c’est que quelques bouteilles, pour offrir (pas comme le coup des 10 litres de porto, mais ça restait de la conso perso, je vous jure). Dans ma tête, je passe en revue tout ce qui peut être interprété différemment, et là…
Soudain, le drame. La catastrophe. Dans mon sac, j’ai des stroopwafels. Ces trésors de la pâtisserie néerlandaise dont mon entourage raffole et que j’emmène avec moi en quantités indécentes. Pourvu que ce ne soit pas la friandise préférée du chien.
avril 11, 2009 at 08:55
Héhéhé !
Je me souviens du porto, de cette bodega enfin trouvée, par hasard, au détour d’une petite rue, alors qu’on avait renoncé à chercher !
Et les stroopwafels, alors, le chienchien aime ça ? parce que si oui je le comprends, mon chéri et mes parents ont adoré aussi !
avril 11, 2009 at 09:03
On va y retourner en juin, en plus, j’imagine déjà les bidons de porto dans le coffre…
Et pour les stroopwafels, j’ai pas osé les sortir du sac (rapport à la taille du sac), mais je suppose que c’est peut-être un peu trop sucré, pour les animaux.
avril 21, 2009 at 14:39
Et bien, passe des frontières européennes non communautaires : tu découvriras les joies du contrôleur à la mine patibulaire, engoncé dans son uniforme post-stalinien, qui te réveille à trois heures du matin : paszportt ! Euh, on dit comment “la ferme, je dors!” en serbe ?