Maintenant que me voilà déménagée, il me reste encore une adresse parisienne à partager avec vous, avant des bons plans venus d’autres contrées européennes. Et cette adresse, à elle seule, pourrait presque me faire regretter Paris, c’est dire.

Le restaurant le Grappillon, au 32 rue Tiquetonne, dans le 2ème arrondissement de Paris, affiche dès l’entrée ses spécialités : le foie gras, et le tournedos Rossini. C’est déjà tout un programme, qui est confirmé par le menu, où le foie gras (de canard) est décliné sous toutes ses formes.

En terrine avec un chutney de rhubarbe, poêlé et délicatement déposé sur le dessus du tournedos Rossini, d’un pavé ou d’un steack, ou encore en sauce, pour accompagner des sucettes de magret de canard et dattes (oui, un régal, je ne vous le fais pas dire), c’est une quintessence de la gastronomie française qui se trouve sur les tables.

Si on juge d’un restaurant à la qualité de son pain, celui-ci a tout bon : frais, avec des graines de pavot sur le dessus, il est déjà délicieux. Mais moi, je préfère juger par la qualité de la carte des desserts… (ou des vins, et elle est très bien construite !)

Pour les desserts, donc, pas de déception. Un sorbet poire… dans de la poire Williams ; ou un sorbet framboise… dans une eau-de-vie de framboise ; ou un gratin de fruits rouges par ici, un fondant au chocolat par là, il y en a pour toutes les papilles. (Je crois même avoir aperçu une crème brûlée, encore en flammes, se diriger vers une table en terrasse.)

Le restaurant n’est pas très grand, mais le cadre est très sympathique, avec des photographies en noir et blanc d’un Paris oublié. La rue, très passante le week-end, est bordée de restaurants, mais le Grappillon vaut très certainement un petit arrêt. A recommander surtout après une sortie ciné aux Halles, à une dizaine de minutes à pied.