Parce que ce n’est jamais du superflu, petits conseils pour les parents qui déménagent leur étudiant :

Rappelez-lui l’organisation de base (commencer à descendre des affaires au fur et à mesure, mais MAXIMUM 4 semaines avant le retour, soit 2 allers-retours en moyenne, pas plus !), mais n’insistez pas trop non plus, surtout si ce n’est plus le premier déménagement.

Proposez votre voiture, ou proposez carrément de venir le déménager. Vous avez plus l’habitude, vous êtes souvent plus organisés, donc ça ne sera pas forcément de trop. Et, surtout, vous y gagnerez un temps précieux (ce qui évite à l’étudiant de stresser au point de rater son train de retour…).

Si vous avez la (mal-)chance d’être présent, ne lésinez pas sur les sacs poubelle. C’est un concept (le jetage d’objets inutiles qui ne resserviront plus) que l’étudiant a du mal à assimiler, donc insistez un peu dessus (normalement, au bout de quelques années, c’est bon, et l’étudiant jette de lui-même avant de déménager).

Lors de l’emménagement, n’intervenez pas. Ce n’est plus votre maison, donc ce n’est pas votre déco. Vous n’allez pas y vivre, on s’en moque si ça ne vous plaît pas, c’est tant pis, point.

Et, surtout, détendez-vous : il n’y a pas de meubles, pas de mobilier encombrant, c’est déjà ça de gagné. 15m², c’est plus rapide et plus facile que 30m². Et, des problèmes, il y en aura. Des colis à envoyer en urgence (”Mamaaaaaaaaaaan, j’ai oublié mes chausseeeeeeeettes !!!!!”), il y en aura aussi.

Quoi qu’il en soit, rassurez-vous : ce n’est qu’un mauvais moment à passer, ça dure 3 jours tout au plus, et, plus ça va, plus c’est facile, moins vous aurez de choses à faire. Il y aura certes plus d’affaires, mais la mécanique sera déjà bien huilée.

Jusqu’au jour où vous serez fiers d’avoir en face de vous un étudiant responsable, capable de déménager tout seul, comme un grand et… et qui vous autorisera enfin à vider son ancienne chambre, parce que maintenant c’est fini, il ne rentrera plus que pour les fêtes et peut-être une semaine ou deux en été.

Ce qui, à mon avis, doit être sacrément plus stressant et angoissant que la perspective de le déménager tous les étés…