Quiconque me connaît connaît aussi le principaux traits de ma relation toute spéciale avec l’Allemagne. Pour les autres, petit rappel :
A partir de l’âge de 10 ans, déménagement, adieu la filière trilingue, adieu l’allemand, début de mon allergie. Mais toujours cette honte aux diverses facettes de ne pas parler allemand, moi, dont la moitié de la famille vient de ce pays. Et l’adolescence, le charme de cette période ô combien agréable pour la famille, et… et rejet total (mais honte toujours, au fond de moi).

Puis la dure réalité : il va bien falloir que je m’y mette, si je veux LE rejoindre. Il y a d’autres solutions, mais c’est la plus évidente pour le moment, et, après tout, ce n’est pas si terrible que ça, comme pays, non ? Vous êtes sûrs ? Certains, hein ?
Pour éviter toute confusion, je tiens à préciser que, dans la suite de l’article, tout élément positif sur la Germanie n’est apparu dans mon esprit que bien après mon adolescence, et ne m’a convaincue de sa véracité que très récemment.
Mes arguments, vs la réalité
Ils ne savent pas s’habiller. Honnêtement, la mode allemande reste quelque chose de mondialement connu (les shorts, les chaussettes qui montent, avec les tongs…). Mais en même temps, ils ont Zara, et ils ont Mango. Et pour la lingerie ils ont… l’avion, et le train.
Les filles elles s’épilent pas. C’est de moins en moins vrai (enfin, je connais quelques spécimens qui auront bientôt plus de moustache que leur mari, mais tant pis). Bon courage pour trouver un institut qui fait des épilations à des tarifs potables mais, d’un autre côté, le rayon épilateurs des magasins en ferait pâlir plus d’une (d’envie devant ce bijou technologique, ou de peur devant cet instrument de torture à la pointe de la technologie).
Manger chinois, c’est dégueulasse. Là, c’est vrai (un restau chinois tenu par des turcs, déjà, le ton est donné). Je n’ai jamais tenté les kebabs. Et pour les pizzerias il faut faire le tri. Mais le pays regorge de restaurants sublimes, et je vous mets au défi de trouver une seule table parisienne avec un meilleur rapport qualité-prix ! (mais je m’inclinerai volontiers si vous la trouvez et partagez l’adresse, évidemment) Et ils ont VaPiano, ce qui compense beaucoup de défauts culinaires.
Le Kaffee & Kuchen. Et leurs pâtisseries à base de crème, de gras, et d’oeufs (qui me donnent envie de vomir rien qu’en y pensant). Mais avec des Starbucks dans toutes les grandes villes du pays, c’est facilement évitable.
Bon, ça fait déjà pas mal, non ? Après, on va rajouter la langue barbare (qui se laisse malgré tout apprivoiser tout doucement), tous les obstacles qui y sont liés (va trouver ton médicament habituel en pharmacie, tu t’amuses), et la faiblesse infinie des rayons chocolat des supermarchés (mais j’ai trouvé un Lindt 70% il y a 3 jours, preuve qu’un miracle peut arriver). Tout le reste (et il y en a) suivra, au fur et à mesure de mes d explorations de ces contrées barbares.
THE argument
Mais ce “tout le reste” est contré par un énorme argument. Mis à part la modernisation du pays, les centre-villes toujours plus mondialisés, l’économie qui se porte… mieux qu’en France, etc.
Cet argument est Vinicus. Et je vous ai assez embêté comme ça : la suite demain ! (mais la conclusion ici
Sauf qu’il y a les règles. Et la règle n°1, qui est qu’on ne doit jamais, mais alors jamais, transgresser une règle. Et que du coup on se dispense de respecter les autres, puisqu’après tout les règles sont là pour ça. Enfin, affaire à suivre. Croyez-moi, j’en ai pas encore fini avec la teutonie ! (en toute affection, s’entend)
juin 3, 2008 at 15:44
Je suis issue d’une famille 100% teutonique mais qui a eu la géniale idée de vivre dans le sud de la France. En ayant les 2 cultures la française et l’allemande je peux faire la différence, enfin plutôt LES DIFFERENCES et il y en a.
Pour en citer quelques unes : l’allemand est toujours à l’heure, que ce soit pour diner, dormir ou autre chose. L’allemand est prévisible, et son emblême “arbeit, arbeit (travail,travail)” vient en premier, la bière en second, sa voiture en troisième et sa femme en dernier !!!!
Bon, c’est sûr il y a aussi quelques français qui sont pareils (surtout dans certaines régions),mais bref.
Moi, ce que j’aime ici en France, c’est la qualité de vie et si c’est pas fait aujourd’hui, on le fera demain. C’est bon de s’assoir quelque part et de contempler les choses sans RIEN FAIRE, le germanique, lui, il ne peut pas, faut toujours qu’il fasse quelque chose.
Mais comme de partout dans le monde, que l’on soit blanc, noir, jaune, vert le principal c’est que l’on se sente bien où l’on est et avec SOI-MÊME.