Déjà, il semble que ce soit un trait caractéristique des Français que de parler de bouffe, dans quelque conversation que ce soit, à un moment ou a un autre. On dirait que c’est plus fort que nous. Mais là n’est pas la question.

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Non, ce qui me préoccupe, ce que je crois, c’est que les habitudes culinaires sont parties intégrantes de toute culture, de tout peuple. Je crois qu’on en apprend beaucoup plus sur une culture, sur un peuple, en croquant dans un de leurs plats, et en discutant avec le/la cuisinier/cuisinière, qu’en lisant une brochure publicitaire.

Observer une Galloise préparer un Welsh Cake et le tendre à ses invités en dit déjà long sur le Pays de Galles, sur ses traditions. Pour elle aussi ça veut dire beaucoup, ça veut dire qu’elle nous offre une part de son pays, une part intime, à laquelle le touriste lambda n’a pas accès.

Les photos, n’importe quel imbécile peut les prendre. Il suffit d’acheter un appareil, d’appuyer sur le bouton, et de les faire développer en rentrant chez soi. Pour des tirages de plus grande qualité, on peut aussi chercher des photos sur Internet.

Mais une Galloise qui vous sert un plat de son pays, c’est tout autre chose. Vous êtes déjà chez elle. Vous “goûtez” à son pays, à sa culture, à son mode de vie. Elle vous ouvre les portes de ses terres, vous fait voir son pays à travers ses propres yeux. Ce n’est pas juste le plat, qui compte, c’est sa manière de vous le servir, de le préparer, de vous le tendre, d’en prendre un avec vous et de vous glisser à l’oreille un petit conseil bonus pour la préparation.

Pourquoi parler de CETTE bouffe ?

Pourquoi est-ce que je m’attarde plus sur le sucré que le salé ? Bonne question. A laquelle je répondrai très simplement : c’est un hasard.

Chez Marianne, j’ai été surprise au plus haut point par le goût de menthe de mon dessert. Il m’a beaucoup plus marquée que l’ensemble des mets goûtés en plat principal. Sur le Salon MAP, il se trouve qu’il n’y avait que sur ce stand qu’il y avait à manger, ou presque, et que c’était du sucré (à mon avis, c’était pour pouvoir faire de petites portions individuelles et contenter le plus possible de visiteurs).

Dans un autre restaurant dont je vous parlerai prochainement, j’aborderai le Welsh. Un plat salé. Là, va-t-on me dire que je suis dans une période “Pays de Galles”, entre leur Grand Chelem, le cake, et ce plat ? Non, ce n’est toujours qu’une coïncidence, que je sois allée dans ce restaurant, qu’on m’ait fait goûter ce plat, que le lendemain j’aie goûté un welsh cake, et que la veille ait eu lieu la victoire des Gallois sur la France, en “finale” du Tournoi des Six Nations. A 2 jours de la Saint-Patrick (fête irlandaise, certes, mais on reste dans les Îles Britanniques et la culture celte).

Donc je suis désolée de vous décevoir, si vous pensiez que je suis boulimique ou que j’ai un besoin de sucré, de douceur, etc., merci, je vais bien. Je suis juste une amatrice des plaisirs de la vie. Solides et liquides. Sucrés et salés.