Un voyage, c’est long. D’accord pas tous. Mais, typiquement, faire 500 km, en train, même si c’est un tgv, ça reste long. Surtout quand on a hâte d’arriver. A ce sujet, vous avez remarqué que les 20 dernières minutes semblent tout aussi longues, si ce n’est plus, que les 2h30 qui les précèdent ?
Revenons à nos moutons : comment meubler un long voyage.
Moi, j’ai choisi : je ne voyage plus seule. Je m’équipe. Pour m’accompagner, mon Archos 605 wifi, 30 Go d’espace de stockage, tout beau, tout neuf. Un écran de taille respectable, un son plus que correct, quelques films (pour avoir le choix), et le trajet me paraît tout de suite bien plus court.

A côté de moi, quand je regarde un peu, voir ce que les autres font, je vois :
- des parents qui s’occupent à faire taire leurs enfants (fort désagréable, je l’avoue)
- des enfants qui s’occupent à crier et courir dans tous les sens (il faut bien occuper leurs parents…!)
- des gens qui lisent. Beaucoup de gens qui lisent. Le train : l’avenir de la lecture. Malheureusement, avec la vitesse des trains qui augmente, les trajets se raccourcissent, et les magazines remplacent les gros pavés. Si vous avez le mal des transports, prenez des cachets, ça aide. C’est un mélange de somnifères (pour calmer) et de caféine (pour ne pas s’endormir non plus). Pas mal.
- des gens qui dorment. Car vous pouvez aussi prendre juste un somnifère (quoique, pas besoin), et dormir. Comme pour le train de nuit, demandez à votre voisin, par exemple, de vous réveiller quelques minutes avant votre gare, et ayez confiance en l’alarme de votre téléphone portable.
- des gens qui regardent le paysage. Mais pas tout le temps. Comme moi, en fait. Ca délasse, c’est agréable. Même quand il fait nuit, si si.
- des gens qui travaillent. Je sais bien qu’il ne faut pas perdre de temps (le temps c’est de l’argent etc.), mais le plaisir de voyager, ce n’est pas seulement aller d’un point A à un point B. C’est aussi profiter de tout le trajet, en lui-même. Profiter de ce temps. Profiter pleinement de la sensation de “voyage”.
Dans le train, d’ailleurs, bien souvent, vous n’êtes nulle part. C’est ça qui est fabuleux. Vous êtes en transition entre deux endroits. Essayez de penser à ça, la prochaine fois : ça devrait bien vous meubler une demie-heure au moins !
Pendant ce temps-là, à Paris, retour du froid et de la grisaille. La petite plante sur le balcon qui bourgeonne joliment, malgré l’heure avancée, risque d’en pâtir… J’ai une pensée émue pour ses jolies petites pousses vertes, au bout des branches, qui tremblotent dans ce froid glacial.
mars 4, 2008 at 17:24
Pareil pour moi !
Hors de question de partir en voyage sans lui.