Je hais les retours | fév 12th 2008
Dans les voyages, il y a forcément un aspect que l’on aime moins. Ça peut être le départ, ou l’arrivée. Mais, le plus souvent, c’est les retours.
Parce que pour le débat départ/arrivée, ça dépend de toute manière si c’est un trajet agréable ou désagréable (vers un endroit où on a hâte d’aller ou depuis un lieu d’où on a hâte de partir, ou l’inverse). Le départ pour des vacances, on aime. Mais le départ pour rentrer chez soi, moins.
J’en ai donc conclu que, ce qu’on n’aime pas, c’est les retours. Moi la première. Moi, je déteste les retours. J’ai horreur de ça.
Quand je dis “retour”, c’est le retour à la vie normale, au quotidien. Pas le “retour à la maison”, pour aller voir mes parents, pour passer un beau week-end au soleil, à me reposer. Non, le “retour à Paris”, le “retour à Barcelone”. Le retour au boulot, à la solitude de mon petit studio. Beurk !
Les retours, ça me déprime. Il y a le départ, avec une séparation, d’une personne, d’un lieu, d’un mode de vie. Et il y a l’arrivée, le choc de la réalité, de la solitude, de la grisaille. Et il y a le trajet, où chaque seconde nous éloigne du premier et nous rapproche du second. Alors on s’efforce de le meubler comme on peut. De le raccourcir : DVD, livre, avion pour aller plus vite, dodo… tous les moyens sont bons.
Et après, il y a la première nuit. La première nuit dans son petit studio, celle où on se souvient que la nuit précédente on était ailleurs. Mais il y a pire : il y a la première nuit d’un aller sans retour, celle où on vient d’emménager, la toute première nuit dans un lieu inconnu, dans une ville étrange et étrangère. Quand celle-là est en plus couplée avec une séparation au départ, c’est le must. Mais je reparlerai de cette fameuse nuit une autre fois. Par exemple la prochaine fois que j’en passerai une (mais j’ai bon espoir qu’elle soit mieux, même si elle sera sûrement double).
Pour en revenir aux retours, j’espère qu’un jour ça changera, que j’aurai du plaisir à rentrer, pour retrouver un appartement chaleureux, accueillant, où je ne serais pas seule. J’espère que, en fait, chaque retour sera ponctué de retrouvailles à l’arrivée, qu’il y ait une séparation au départ ou non.