L’heure est aux questions existencielles aujourd’hui. J’ai 22 ans, la vie devant moi, mais… qu’est ce que je vais bien en faire, de tout ça ? Je suis en train de finir une formation qui me plaît, mais qui ne me ferme aucune porte, ou presque. Puis on n’en est plus à un âge où un diplôme décide de notre avenir.

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J’ai beaucoup de chance

J’ai déjà une chance énorme, qui est que je peux faire n’importe quoi avec ce (ces) diplôme(s). Et même si je décide de faire quelque chose qui a priori n’y correspond pas trop, personne ne m’en voudra. Je vais pas faire médecine non plus, je n’ai pas l’intention de continuer mes études mais, a priori, rien ne m’en empêcherait. Je peux faire ce que je veux. Tant que c’est légal. Et, surtout: tant que ça me plaît.

Je peux aussi le faire où je veux. Personne ne me retient ici, ou en France, ni ne me demande d’aller quelque part. 150 millions de km² de terres émergées. Sans compter qu’il est aussi possible de vivre sur un bateau. Ca en fait, des possibilités. Même si je raye de la carte les endroits où je n’ai pas tellement envie d’aller vivre, le choix reste considérable. (Lire la suite…)

Il y a un truc que j’ai du mal à comprendre, parfois : pourquoi on se plaît à exhiber nos « blessures de guerre », comme des sortes de trophées. J’entends par là les signes physiques (le plus souvent) de notre « souffrance ». Ou alors que c’est que moi, mais bon, j’avoue.

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Cicatrices, cernes temporaires liés à un rush particulièrement intense (je n’ai pas vraiment plus d’exemples), c’est pas esthétique, mais parfois on y tient. Comme preuve des épreuves traversées, en quelque sorte. Ou comme signe distinctif.

Ma cicatrice

Par exemple, moi, j’ai une cicatrice à laquelle je tiens. J’y tiens même beaucoup. J’ai l’impression que c’est réellement un signe distinctif de ma personne, cette petite cicatrice. D’autant plus qu’elle est plus ou moins secrète : très peu de gens en ont entendu parler, et encore moins l’ont jamais vue en vrai (ça se compte sur les doigts d’une main). C’est mon petit secret, en quelque sorte. (Lire la suite…)

Twitter : des millions d’usagers, le dernier « réseau » à la mode, je m’étais créé un compte, come ça, pour voir, et… l’avais vite délaissé. Manque flagrant d’intérêt (chut, ML, j’ai pas fini).

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Non, franchement, je voyais pas. Déjà que le SMS et moi, c’est pas le grand amour, si en plus c’est plusieurs fois par jour, et sans destinataire… Blogger, encore, pas de problème. J’ai le temps de développer des idées, de parler de choses qui me tiennent à coeur. Ok, à bien y réfléchir, la différence n’est pas très grande, c’est principalement sur la fréquence et l’esprit de synthèse. Mais quand même. Pour moi, ça faisait tout. (Lire la suite…)

Il y a des formations qui apprennent à s’exprimer, à faire une présentation, à rédiger un rapport. A le faire dans les règles de l’art, pour que le lecteur / l’audience l’aime, et l’évalue positivement. Ca consiste principalement à remplir des blancs, à enfoncer des portes ouvertes, à incorporer quelques éléments qui « font toujours bien ». En d’autres termes, on apprend à faire du pipeau.

pipeau

Les règles de base

  • Un bon plan
  • Des phrases simples, bien construites, qui disent ce qu’elles veulent dire et qu’on n’a pas besoin de lire 30 fois pour comprendre ce qu’elles veulent dire
  • Pas (trop) de jargon (Lire la suite…)

Je me suis rarement fait contrôler en train, malgré le nombre de fois que j’ai passé des frontières en Europe. Une fois, on m’a posé une question toute bête (est-ce que vous avez quelque chose à déclarer ?). Une autre fois, on m’a demandé ma carte d’identité. Et là, tout nouveau : un chien est passé dans le wagon, avec un petit gilet orange marqué « Douane » sur le dos. La classe.

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Les dernières frontières

Les choses à déclarer, on s’en serait douter, c’était en rentrant de Suisse. J’avais bien 200g de gruyère dans la valise, et j’ai offert de partager ma tablette de chocolat, mais ce n’était pas bien grave. Ça n’est quand même arrivé qu’une fois. En général, la frontière vers la Suisse, en train, ça se passe plutôt… sans rien remarquer. (Lire la suite…)

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